DAJ : une nouvelle mise à jour de la fiche sur les méthodes de notation !

La DAJ vient de publier une mise à jour de sa fiche concernant les méthodes de notation dans les marchés publics.

Cette fiche compare les 3 méthodes de notation, à savoir :

  • la méthode classique
  • la méthode linéaire
  • la moyenne des offres

L’avantage de cette première méthode dite classique et bien connue de tous les acheteurs est de permettre un rapport de proportionnalité entre le montant de l’offre et le nombre de points attribué. En revanche, selon la DAJ, « elle resserre les notes autour de la meilleure note, atténue les écarts de notes pour les prix très hauts ce qui rend impossible l’obtention de la note 0 sur 10. Elle a en conséquence tendance à avantager les offres de prix élevés. »

La seconde méthode dite linéaire tient compte des écarts entre les prix proposés. Cependant, plutôt qu’une évolution « courbe » en hyperbole, il s’agit ici d’une droite entre 2 points extrêmes qui permet de discriminer davantage les offres tout en tenant compte des écarts en présence.

Néanmoins, la DAJ partage les inconvénients de cette méthode :

  • l’écart de notation entre les offres dépend directement du nombre d’offres et de ladifférence qui sépare l’offre la plus compétitive de l’offre la moins compétitive ;
  • le prix le plus élevé obtient systématiquement la note 0, alors qu’il peut rester compétitif en valeur absolue. Or, l’offre la moins compétitive doit pouvoir obtenir mieux que 0, si elle reste objectivement compétitive. Elle désavantage particulièrement les offres au moins 2 fois plus chères que l’offre la plus basse. Cette formule peut s’avérer risquée en cas de remise d’offres au prix élevé, mais qui ne peuvent être rejetées comme inacceptables.

Elle conseille donc d’utiliser cette méthode lorsque des offres très hétérogènes sont remises pour des prestations bien connues de l’acheteur.

Enfin la méthode dite « moyenne des offres » est présentée. Cette méthode vise à comparer les offres par rapport à un prix moyen reflétant, avec plus ou moins de précision en fonction des clauses du marché, le « prix du marché » au moment du dépôt des offres.

La DAJ présente deux formules intégrant ce prix moyen qui sont envisageables :

  • Note du prix du candidat noté sur 10 = (10 x prix moyen des offres déposée) / (Prix moyen des offres déposées + prix offre à noter) et
  • Note du prix du candidat noté = (10 x Prix moyen des offres déposées 2) / (Prix moyen des offres déposées 2 + prix offre à noter 2)

Cette méthode, toujours selon la DAJ, peut être utilisée « quand, après le sourçage, on sait qu’il va y avoir une hétérogénéité de prix et que le critère prix est faiblement pondéré. » mais l’inconvénient est « qu’elle « écrase » les écarts de prix : les écarts entre les note sont très faibles, malgré des différences de prix très importantes, notamment du fait que l’offre la moins chère n’obtient pas 10.« 

La DAJ recommande d’éviter cette formule en cas de fort écart de prix, de remise d’offres économiquement trop élevées, mais non éliminables pour inacceptabilité, le prix moyen tenant compte des extrêmes minimum et maximum.

On voit bien que la méthode de notation parfaite n’existe pas…C’est à l’acheteur de trouver et d’utiliser la meilleur méthode en fonction du contexte de son marché.

 


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