Gestion des risques sanitaires liés à la qualité des eaux thermales : recommandations du HCSP

Les eaux minérales naturelles (EMN) peuvent être utilisées dans un établissement thermal selon trois modalités essentielles en lien avec la classification administrative des soins hydrothermaux :

  • Les soins externes, pour lesquels l’EMN est au contact de la peau du patient sous des formes multiples et peut être inhalée (bains, douches, pulvérisations, brumisations ou vapeurs,…) ;
  • Les soins internes : l’EMN est au contact de muqueuses buccales, vaginales, rectales en particulier ;
  • La cure de boisson, notamment largement utilisée dans les maladies métaboliques, pour laquelle le curiste ingère, dans l’établissement thermal et éventuellement sur les lieux de son hébergement, des quantités d’EMN prescrites par les médecins thermaux.

En réponse à une saisine de la Direction générale de la santé, le HCSP (Haut conseil de la Santé publique) formule des recommandations concernant les limites de qualité microbiologiques des eaux thermales, les exigences de qualité physico-chimique et microbiologique des piscines thermales, les modalités de gestion des non-conformités, les règles de conception et d’installation des bassins thermaux, l’entretien et la maintenance des réseaux d’eau thermale, et la surveillance des boues.

En complément, le HCSP recommande la mise en place d’un groupe de travail pour l’actualisation du guide ministériel publié en 2005 sur l’eau dans les établissements de santé et la mise en place d’un dispositif national de vigilance, visant à :

  • améliorer la connaissance des effets indésirables liés aux cures thermales, qu’ils surviennent pendant la cure ou dans le mois suivant celle-ci ;
  • identifier les profils de patients ou les pathologies pouvant présenter un risque accru d’effets indésirables ;
  • évaluer de manière fiable le rapport bénéfice/risque des cures thermales dans ses différentes orientations.

 


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