Le ministère des Solidarités et de la Santé recommande le masque FFP2 pour certaines personnes à risque de développer une forme grave du Covid-19

A la suite du dernier avis du Haut Conseil de la santé publique, le ministère des Solidarités et de la Santé a décidé, ce jour, de communiquer pour recommander le port du masque FFP2 pour les personnes à risque de formes graves de Covid-19, en échec de vaccination et en capacité de le porter. Les personnes concernées pourront recevoir des masques FFP2 en pharmacie sur présentation d’une prescription médicale, pris en charge par l’Assurance maladie. Le port du masque grand public ou du masque chirurgical reste recommandé en population générale.

 

Texte du communiqué :

Pour rappel, chaque type de masque détient une fonction différente. Le masque FFP2 vise principalement à protéger le porteur de l’exposition aux particules inhalées quand le masque chirurgical permet d’abord de protéger les autres de la contamination par le porteur, même s’il protège également ce dernier. Ainsi pour le grand public, le masque chirurgical ou en tissu de catégorie 1 reste suffisant dès lors qu’il est correctement porté (il doit couvrir le nez et la bouche).

Néanmoins, dans le contexte de forte circulation du variant Omicron, le HSCP préconise désormais le masque FFP2 pour un public précis. Sont donc concernées :
- Les personnes à risque de forme graves du Covid-19
- Et en échec de vaccination pour des raisons médicales : immunodépression, immunité amoindrie par des traitements ou procédures ou autres situations médicales particulières
- Et en capacité de le supporter pendant plusieurs heures et pour un usage quotidien. Il revient ainsi au médecin de rappeler et d’expliquer les conditions du port correct et adéquat de ce type de masque.
Ces trois conditions sont cumulatives.

Pour les personnes répondant aux critères précités, il sera possible de se faire délivrer sur prescription médicale 20 masques FFP2 pour 2 semaines ou 50 masques FFP2 pour 5 semaines en pharmacie. Cette délivrance s’appuie sur le même dispositif que celui prévu aujourd’hui pour la délivrance des masques chirurgicaux dans les officines. Les patients concernés peuvent dès à présent consulter leur médecin traitant et leur pharmacien pour plus d’informations.