Confirmation en Conseil des ministres du calendrier électoral de 2027 ; débats et incertitudes

« L’élection du nouveau Président a lieu vingt jours au moins et trente-cinq jours au plus avant l’expiration des pouvoirs du Président en exercice » (art. 7 de la Constitution).

Cela conduisait à plusieurs hypothèses en termes de calendrier électoral pour l’élection présidentielle de 2027, avec deux scénarios pour l’essentiel :

  • 11 et 25 avril 2027
  • ou (dates finalement retenues) 18 avril et 2 mai 2027

 

Plusieurs journaux et magazines avaient dévoilé depuis quelques jours que c’était cette seconde option qui avait été retenue après consultation des partis politiques.

Hier en Conseil des Ministres celui-ci (fort contraint en réalité si l’on intègre les dates de vacances scolaires, d’une part, et les frottements avec le 1er mai, d’autre part…) a été confirmé :

  • dimanche 18 avril 2027 : premier tour de l’élection du Président de la République (la veille dans les départements français des Amériques et en Polynésie française).
  • dimanche 2 mai 2027 : second tour pour cette même élection (la veille dans les départements français des Amériques et en Polynésie française).

Ce calendrier électoral est critiqué à droite car il laisse plus de temps à la gauche pour s’organiser, d’une part, et pourrait conduire à un effet politique lié au premier mai d’autre part. La gauche et le centre soulignent de leur côté que c’est le seul calendrier ne percutant pas les vacances scolaires. Les partis aux extrêmes de l’échiquier électoral pourraient y gagner ou au contraire y perdre selon diverses analyses politiques (effet premier mai ; possibles conséquences en cas de dérapages politiques ; effets ou non de l’abstention des personnes qui auraient sinon été en vacances…).

Il est critiqué aussi dans nombre de mairies où l’on signale que les procurations le 1er mai cela risque d’être sportif… 

Voir sur les étapes entre l’élection, la proclamation des résultats et la passation des pouvoirs, cette page très bien faite :

Il est à rappeler que sur le papier les élections législatives sont prévues pour 2029 et que si celles-ci doivent de manière anticipée être organisées en 2027 cela passera par une dissolution… elle-même conduisant à des élections plus ou moins rapides selon divers scénarios (départ anticipé du Président sortant comme en 1981 ; diverses options possibles pour une date de dissolution…).

Selon l’article 12 de la Constitution, en effet, « les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution. »

Traditionnellement, une dissolution rapide (en cas de départ rapide de l’actuel Président et de convocation des électeurs plutôt à 20 qu’à 40 jours…) peut conduire à une amplification des résultats de l’élection présidentielle (2022 en est d’ailleurs une confirmation a contrario…). Voir sur ce point, entre autres, l’interview donnée par M. B. Morel au Figaro de ce matin. 

Enfin rappelons que les élections départementales et régionales sont prévues pour 2028.

Sources :


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