Le présent blog a souvent présenté les aventures et mésaventures d’Anticor, avec de vraies et fort gênantes, éthiquement, faiblesses juridiques et institutionnelles pour cette association :
- Agrément d’ANTICOR : fin de la saga (suite.. et vraie fin cette fois ?]
- Nemo auditur propriam turpitudinem allegans… et maxime non Anticor
… et avec une habitude de faire des contentieux parfois hors de raison, au pénal ou en administratif… et une neutralité politique parfois discutée.
OUI mais :
- de telles associations s’avèrent utiles,
- la lutte contre la corruption est indispensable (même si certaines infractions me semblent devoir être réécrites),
- il est difficile pour ces associations de calibrer leur action (trop de communication et d’agitation nuit à la présomption d’innocence et au sérieux ; pas assez nuit au financement de l’association et à la mobilisation des militants associatifs.. )
Toujours est-il qu’une étape importante dans ce dossier vient d’être franchie car le TJ de Versailles vient de :
- placer cette association sous administration provisoire
- condamner cette association à verser 7000 euros de frais irrépétibles correspondant pile à la provision à verser à l’administrateur provisoire
- … mais le tout sans exécution provisoire ce qui rend la situation sur le terrain un peu complexe tout de même
La réaction de cette association n’est pas encore sur leur site mais gageons qu’elle s’y trouvera bientôt. Il paraît qu’ils ont déjà annoncé un appel :
Voici le texte produit par les requérants :
Nous venons d’apprendre que le tribunal de Versailles avait conformément à notre demande annulé l’assemblée générale d’Anticor de juin 2020 et reconnu que le débat démocratique n’avait pu avoir lieu pour décider de la stratégie de l’association. Nous nous réjouissons de cette décision qui déboute par ailleurs Anticor de ses accusations envers nous. Nous avons pris connaissance aussi de la réaction d’Anticor à ce jugement. Sans surprise hélas, sa présidente nous accuse une fois encore de vouloir porter atteinte à l’association et rejoue la victime d’un prétendu acharnement.
Nous rappelons ici que notre action n’a été dictée par rien d’autre que la volonté d’abord de mettre à l’abri l’association des procès de partialité qu’on pouvait lui faire, puis par le refus d’une dérive autoritaire qui s’est traduite par une AG dématérialisée en plein Covid et la mise à l’écart de membres considérés comme « gênants ». Nous rappelons enfin que l’agrément d’Anticor a été annulé la première fois, non par le gouvernement mais après une décision de justice basée sur des griefs réels.
La lutte anti-corruption reste pour nous indispensable, et nous nous sommes engagés depuis la fin de notre parcours à Anticor dans d’autres associations ( AC !! que nous avons créée, Ethicpol) car il ne peut y avoir de monopole dans ce domaine.
Nous aimerions évidemment expliquer tout cela aux adhérents sincères d’Anticor mais nous ne le pourrons pas car le verrouillage par la direction n’a pas cessé depuis 2020, hélas.
Voici la minute du jugement dûment anonymisé :

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