A été publiée, à l’instant, au JO, la :
- loi n° 2026-1015 du 2 novembre 2026 portant abrogation du « code noir » (MOMO2613546L)
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000055047268

Avec trois dispositions :
- abrogation du « code noir » ou édit du Roy sur les esclaves des îles de l’Amérique de mars 1685 ainsi que l’ensemble des dispositions de toute nature prises pour son application, son adaptation ou son extension à d’autres territoires.
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen avait-elle abrogé ce code ? On pourrait en débattre. En tous cas, la première abolition de l’esclavage (16 pluviôse an II ; 4 février 1794) valait bien abrogation implicite de ce code jusqu’aurétablissement dudit esclavage (loi du 30 floréal an X ; 20 mai 1802). Jusqu’à la totale abrogation, mais là encore implicite, du décret Schoelcher du 27 avril 1848 (voir aussi l’article 6 de la Constitution de 1848 et le préambule de la Constitution de 1946).
Cette abrogationexplicite est donc essentiellementsymbolique et mémorielle. Mais prions pour que les historiens du futur n’aillent pas croire que ce texte n’aurait été abrogé qu’en 2026, car ce serait techniquement et juridiquement faux.
Pour en savoir plus : https://redir.gslb.senat.fr/rap/l26-055/l26-055_mono.html - reconnaissance par la République française « que l’ensemble des textes qui ont institutionnalisé la réduction d’êtres humains à l’état de biens meubles et organisé leur déportation, leur exploitation ainsi que les violences exercées à leur encontre sont indissociables du crime contre l’humanité constitué par la traite et l’esclavage, reconnu par la loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. »

-
remise dans un délai d’un an, par le Gouvernement, au Parlement, d’un « rapport dressant la liste des dispositions issues du droit colonial encore en vigueur dans les territoires d’outre-mer. Ce rapport analyse notamment les conséquences contemporaines de l’application du droit colonial sur la structuration et le développement économique, social, culturel et environnemental de ces derniers ainsi que sur les processus de discrimination et de racisme au sein de la société française. Il étudie également les conséquences durables de cet héritage sur les descendants des personnes mises en esclavage. Il évalue aussi la place accordée à l’histoire de l’esclavage, de la traite et de leur abolition dans les programmes scolaires. Il formule enfin des propositions visant à renforcer cet enseignement sur l’ensemble du territoire national et à développer des lieux de mémoire et de recherche historique. »
… On verra qui sera au pouvoir d’ici là…

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