Notre consommation finale énergétique continue à moins augmenter que le PIB

Ce n’est pas assez, certes. Mais année après année, une fois les variations climatiques corrigées, nous continuons à moins consommer d’énergie que nous ne croissons (en % de croissance du PIB).
Comme vient de le faire savoir le Commissariat général au développement durable (CGDD) dans son remarquable « Les chiffres clés de l’énergie – édition 2018 », la consommation finale énergétique, corrigée des variations climatiques, a moins augmenté (0,9%) que le PIB (2,2%) en 2017.

Et le  CGDD de poser que :

« Son ampleur est proche de celle observée en moyenne depuis le début des années 2000.
« Elle reflète les efforts des principaux secteurs consommateurs (résidentiel, tertiaire, industrie et transports) en matière d’efficacité énergétique.»

 

L’énergie pèse à hauteur de 39 Md€ dans le déficit commercial de la France en 2017 et représente, pour les ménages, une dépense égale à 7,9 % de leur budget en 2016.

La production nationale primaire représente un peu plus de la moitié de l’approvisionnement en énergie du territoire.

Cette production nationale largement amorcé la fin de l’exploitation des énergies fossiles (même si celle-ci reste à titre résiduel pendant quelques années). La part du nucléaire, fort discutée comme nul ne l’ignore (le nucléaire étant « bon » pour la lutte contre le réchauffement climatique mais soulevant de nombreuses interrogations en termes de déchets ultimes et de sécurité, pour schématiser), reste très forte mais en diminution :

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Le tableau est plus contrasté naturellement si l’on prend en compte les chiffres de consommation :

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Si la France importe désormais la quasi-totalité des énergies fossiles qu’elle consomme et en a progressivement diversifié la provenance géographique, la mise en place du programme nucléaire lui a permis d’être exportatrice d’électricité depuis plus de 30 ans. L’électricité et le gaz, moins émetteurs de gaz à effet de serre que le pétrole et le charbon, se sont progressivement substitués à ces derniers dans les principaux secteurs d’activité économique, même si le pétrole demeure incontournable dans les transports. Les énergies renouvelables occupent une part croissante dans le mix énergétique national, soit 16,0 % de la consommation finale brute d’énergie en France en 2016.

Soit le tableau final (bilan énergétique) que voici :

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Avec cet intéressant « camembert » qui ventile les consommations en énergie renouvelable (EnR) sur la droite :

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Pour en savoir plus (dont des ventilations par secteur), voir :