Dans l’affaire « Léotard », la CEDH ne voit rien à redire à la procédure pénale tenue devant la Cour de Justice de la République

M. François Léotard, aujourd’hui décédé, avait poursuivi la France devant la CEDH en raison du procès qu’il avait subi devant la Cour de justice de la République (CJR) française le 4 mars 2021 du chef de complicité d’abus de biens sociaux.

Invoquant l’article 6 §§ 1, 3 b) et 3 d) (droit à un procès équitable) de la Convention européenne des droits de l’homme, il soutenait :

  • qu’il n’avait pas été jugé dans un délai raisonnable
  • que son procès n’avait pas respecté les standard de la CEDH en matière d’équité :
    • tardiveté de la notification de son droit au silence lors de l’audience de jugement,
    • conditions dans lesquelles la CJR a passé outre l’audition des témoins absents,
    • atteinte aux droits de la défense résultant de l’ancienneté des faits.
    • dissimulation de pièces de nature à établir la prescription de l’action publique (que le requérant estimait par ailleurs ensuite dénaturées par ladite CJR).

Au lendemain de la tonitruante affaire Dupond-Moretti, et dans une affaire où objectivement certains griefs semblaient sérieux, il sera intéressant de noter que voici la CJR lavée de tout péché d’inconventionnalité :

Source :

CEDH, 14 décembre 2023, Léotard c. France, n° 41298/21


En savoir plus sur

Subscribe to get the latest posts sent to your email.