Oui une commune nouvelle peut être un bon projet structurant pour un territoire.
Oui il ne faut pas faire cela pour l’argent.
Mais reste que — pour avoir accompagné nombre de territoires dans de telles démarches —, je sais qu’il n’y a pas de commune nouvelle si ne sont pas réunies au moins cinq conditions :
- un territoire qui est humainement, sociologiquement, économiquement, déjà très intégré
- des élus qui arrivent à bien travailler ensemble
- un projet structurant
- un travail patient d’accompagnement (y compris en termes d’organisation des services voire d’économies d’échelles mais avec un paysage qui ne pas susciter l’inquiétude — en général à tort en sus — à un moment où les élus ne sont pas encore prêts à bâtir ensemble)
- … et un facteur déclencheur, qui souvent dans le passé était financier (mais il y en a quelques autres : regroupement dans une intercommunalité moins intégrée ; grand projet économique à une échelle pluricommunale…)
Les absences de ponction financière en termes de concours de l’Etat, là où les autres communes étaient lourdement ponctionnées (schématiquement de 2013 à 2017) n’étaient pas pour rien… non pas dans le projet… mais dans son démarrage. Dans l’opportunité de lancer ce travail.
Depuis, la petite, toute petite « dotation d’amorçage » de 15 € par habitant (voir ici) ne suffit évidement pas à aider puissamment au démarrage du mouvement de regroupement.
Sur l’état des chiffres récents, voir ici.
NB : sauf à permettre une commune nouvelle par création à la majorité qualifiée sans référendum. Mais ce serait une révolution peu consensuelle.
Alors — et elle a bien raison — la Ministre Gatel veut lancer une grande information des élus sur les communes nouvelles (qui de toute manière ne peuvent être faites l’année précédent les élections). Voir à ce sujet :
Mais sans démarreur. Il n’y aura pas de redémarrage. Et c’est bien dommage.
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