Quel calendrier électoral entre 2017 et 2022 ?

 

La semaine passée a bruisse de rumeurs, y compris dans les médias écrits ou radiophoniques, sur un possible report des élections sénatoriales ; bruit qui aurait été démenti directement par le Président de la République à celui du Sénat.

 

Ajoutons que les rumeurs ne cessent depuis plusieurs mois de courir également sur un possible report des élections municipales, prévues pour 2020, qui seraient décalées à 2021.

 

De fait, le nouvel exécutif aura, s’il a une majorité, deux paramètres à prendre en compte une fois les élections législatives passées :

 

  • la promesse d’une baisse du nombre de parlementaires combinée avec l’insertion d’une dose de proportionnelle ;

 

  • un calendrier électoral actuel qui conduirait le Gouvernement à être en campagne quasi-permanente en 2020 et 2021, au long  donc de la seconde moitié du mandat (ce qui d’une part gêne l’action gouvernementale et d’autre part arriverait à un moment où souvent les majorités sont moins fortes).

    En effet, déroulons le calendrier prévisionnel post-législatives :

    • septembre 2017 : élections sénatoriales
    • printemps 2020 : élections municipales
    • fin de l’été – début de l’automne 2020 : élections sénatoriales  (pour l’autre « série » que celle concernée par les élections de 2017)
    • 2021 : élections régionales et départementales
    • 2022 : élection présidentielle

 

Pour toutes ces raisons, l’exécutif n’aura-t-il pas intérêt à regrouper des élections ?

A ce propos, durant cette si longue campagne préalable à l’élection présidentielle, chacun y allait de son pronostic.

Aujourd’hui, les spéculations vont, encore plus, bon train.

A suivre… Le plus probable est que le Président aura intérêt à au moins regrouper certaines élections, mais qu’il est trop tôt pour que quoi que ce soit donne lieu à une annonce à court terme en la matière. Par prudence politique…

A propos Éric Landot

Avocat fondateur du cabinet Landot & associés, partenaire juridique de la vie publique.