Fusion des régions : pas de surcoût [source BIS]

Une étude du bulletin d’information statistique (BIS) de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) — qui en général est une source de qualité et plus neutre qu’on ne pourrait le craindre — a été diffusée et il en ressort que,  hors dépenses de transports transférés des départements et gestion des fonds européens, les dépenses de fonctionnement des Régions en 2019 ont été maintenus au même niveau qu’en 2015 aussi bien pour les Régions fusionnées que pour les autres Régions… avec un bon désendettement.

La fusion des régions n’aurait pas été, ou pas notablement, une cause de surcoût. Plus encore : entre 2015 et 2019, les frais de personnel et les charges financières des régions fusionnées ont progressé moins vite que celles des autres régions (hors dépenses de transport transférées des départements et hors gestion des fonds européens).

En revanche le poste « achats et autres charges externes » a plus augmenté dans les régions fusionnées, mais cela semble porter surtout sur les conditions de gestion de cette fusion, et ce ne devrait donc pas être une augmentation pérenne

Les deux groupes ont eu des parcours d’investissement différents (le temps d’absorber la fusion pour ceux qui avaient celle-ci à gérer), mais pour un point d’atterrissage assez comparable en fait.

Les indicateurs d’endettement des deux groupes de régions sont ainsi  assez proches au bout de quatre ans : que ce soit pour les régions fusionnées ou pour les autres régions, l’encours de la dette a augmenté de presque 15 % entre 2015 et 2019, et le délai de désendettement se situe au- tour de 4,2 ans pour les deux groupes. Des décisions prises par certaines grandes régions tracent deux trajectoires très différentes, qui aboutissent à ce résultat quasi identique. Pour le groupe des régions fusionnées : réduction des emprunts dès 2017, puis augmentation modérée de la dette ; pour celui des autres régions : nette augmentation de l’endettement de 2015 à 2018, puis baisse brutale en 2019, du fait d’emprunts très réduits et de remboursements de dette accrus cette année-là.

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