Les effectifs de cétacés plongent, l’Etat aussi. [suite]

La pêche accidentelle de cétacés et de dauphins a déjà donné lieu à nombre de décisions de Justice :

Reste que le préjudice écologique, lui, d’une manière générale, n’est guère aisément reconnu et, même quand il l’est, c’est pour conduire à de très chiches indemnisations :

Alors on notera avec intérêt la décision du tribunal administratif de Paris jugeant que la carence partielle de l’État dans la mise en œuvre de ses obligations de protection contre les captures accidentelles de petits cétacés engage sa responsabilité et lui enjoignant, sous astreinte, de commencer à mettre en œuvre, dans un délai d’un an, des mesures complémentaires pour réduire ces captures.

Le tribunal relève notamment que, pour chacune des trois espèces, le nombre estimé de captures accidentelles a dépassé les seuils permettant d’assurer la viabilité à long terme des populations. Il estime qu’une partie de cette mortalité est imputable à la carence de l’État dans la mise en œuvre de mesures de protection suffisantes.

A ce sujet, il est intéressant de lire les points 8 à 13, fort détaillés, de ce jugement.

Le TA reconnaît en conséquence la responsabilité de l’État dans la réalisation du préjudice écologique résultant de l’atteinte portée à l’état de conservation favorable de ces espèces protégées.

Le préjudice des associations requérantes est reconnu mais, surtout, c’est expressément afin de réparer ce préjudice que le tribunal enjoint à l’État d’élaborer et de commencer à mettre en œuvre, dans un délai d’un an, un plan national d’actions.

Source :

TA Paris, 26 juin 2026, Les associations France Nature Environnement et Defense des milieux aquatiques et Sea Sheperd France, n° 2309777 – 2328572 – 2328574

 

 


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