Suppression des indemnités de fonction dans les syndicats englobés : vers un assouplissement (très limité)

Nos lecteurs le savent bien. Il va y avoir des changements en 2020 :

  • en termes de désignation des élus pour siéger dans certains syndicats intercommunaux ou mixtes, d’une part,
  • et une perte des indemnités de fonction pour ceux des syndicats qui sont géographiquement englobés dans le territoire d’une métropole ou d’une communauté, d’autre part.

 

Voir :

 

SAUF que l’on irait, semble-t-il, vers des assouplissements sur ces points, au moins sur la question des indemnités de fonctions propres aux syndicats géographiquement englobés dans le territoire d’une métropole ou d’une communauté.

En atteste (et encore, à mi-mots avec une grande prudence) d’ailleurs le texte de la réponse ministérielle à une question écrite parlementaire, ci-après reproduite.

Mais quels seraient ces ajustements ? Le bruit le plus solide à ce jour serait que l’on s’acheminerait vers de possibles indemnités de fonctions pour ces syndicats englobés, mais au seul bénéfice du Président. 

A suivre…

 

Question écrite n° 08924 de M. Jean Louis Masson (Moselle – NI) publiée dans le JO Sénat du 14/02/2019 – page 781
M. Jean Louis Masson attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le fait que la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République a supprimé certaines indemnités de fonction pour les présidents et les vice-présidents de syndicats de communes ou de syndicats mixtes. Il lui demande de lui préciser les critères retenus pour la suppression de ces indemnités de fonction et s’il est envisagé de reporter la date de suppression de 2020 à 2026, à l’instar de ce qui a été fait pour le report des compétences eau et assainissement. Transmise au Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales

Réponse du Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales publiée dans le JO Sénat du 23/05/2019 – page 2739

La loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) a supprimé les indemnités de fonction des présidents et vice-présidents des syndicats de communes et syndicats mixtes fermés dont le périmètre est inférieur à celui d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, ainsi que celles des présidents et vice-présidents de l’ensemble des syndicats mixtes ouverts dits « restreints » (composés exclusivement de communes, d’EPCI, de départements et de régions). Afin de faire coïncider la date de suppression des indemnités de fonctions avec la date de la majorité des transferts effectifs de compétences, la loi n° 2016-341 du 23 mars 2016 relative aux conditions d’exercice des mandats des membres des syndicats de communes et des syndicats mixtes reporte au 1er janvier 2020 l’entrée en vigueur de ces dispositions. L’état du droit antérieur à la loi NOTRe reste donc applicable du 9 août 2015 au 31 décembre 2019, n’entraînant aucune perte pour les élus concernés. La loi n° 2018-702 du 3 août 2018 relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et assainissement aux communautés de communes n’a pas pour objet de revenir sur le principe du transfert de la compétence eau et assainissement aux intercommunalités au 1er janvier 2020, mais elle permet d’y déroger dans certaines circonstances jusqu’en 2026 sur la base d’une minorité de blocage. Il s’agit en effet d’assouplir les conditions de mise en œuvre de la loi NOTRe et non de remettre en cause le transfert décidé par celle-ci. La loi du 23 mars 2016 précitée a également aligné le régime des syndicats mixtes ouverts restreints sur celui des syndicats de communes et des syndicats mixtes fermés. Ainsi, à compter du 1er janvier 2020, seuls les présidents et vice-présidents des syndicats mixtes ouverts restreints dont le périmètre est supérieur à celui d’un EPCI à fiscalité propre pourront percevoir des indemnités de fonction, étant précisé que le périmètre de référence ne tient pas compte de celui des départements ou régions qui en sont membres. Le Président de la République a réaffirmé, à l’occasion de son discours aux maires de France le 22 novembre 2018, l’attachement et la considération qu’il leur portait. Dans le prolongement du chantier lancé par la conférence nationale des territoires fin 2017 sur le statut des élus locaux, la délégation du Sénat aux collectivités territoriales a réalisé une étude approfondie sur les conditions d’exercice des mandats locaux, dont les conclusions ont été présentées fin septembre 2018. Depuis la remise du rapport de la délégation du Sénat, le ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales poursuit les travaux de réflexion engagés sur l’ensemble des thématiques évoquées, en y associant les représentants des associations d’élus locaux. C’est sur la base de ces réflexions que pourront être envisagées, le cas échéant, des modifications législatives.