Monitoring et évaluation des projets de « Smart cities » (Territoire Durable et Intelligent) : l’exemple (ou le contre-exemple…) wallon

Nos voisins belges du Smart city institute ont réalisé une intéressante étude sur les smart cities (Territoires Durables et Intelligents) sous l’angle de leurs pilotage et évaluation.

Voici cette étude, très intéressante (un grand merci à M. Paul Rouyre (http://lesensdelamesure.fr) de m’avoir signalé ce document) :

Voici des extraits de la synthèse de ce document :

« La proportion des communes rencontrées qui indiquent faire le suivi et l’évaluation de leurs projets est minime. […] Ce paradoxe s’explique par différentes raisons. D’une part, des raisons structurelles telles que le manque de temps et de ressources humaines, le manque de connaissances et d’outils. D’autre part, des raisons contextuelles telles que la volonté politique et les collaborations extérieures. Interrogées spécifiquement sur la thématique des projets Smart City, 12 des 25 communes prétendent avoir mis un mécanisme en place pour faire le suivi et l’évaluation de leurs projets ou politiques. Etant donné que moins de la moitié de ce nombre évalue au quotidien, une contradiction peut être pointée ici. Cependant, en s’intéressant aux mécanismes mis en place, nous remarquons que seules 6 d’entre elles ont recours à une méthode formelle. Par ailleurs, il s’avère que la méthode de détermination des indicateurs reste variable. Toutefois, aucune de ces communes ne semble avoir mis en place un système de suivi et d’évaluation qui se veut systémique. […]  Il est aussi important de souligner que 10 des 25 communes sondées estiment ne pas avoir d’idée claire de ce que représente la Smart City à leur niveau. […] »

 

BREF en Belgique wallonne tout du moins, le pilotage a posteriori et l’évaluation sont largement à construire et ce rapport formule d’importantes recommandations à cet effet. En va-t-il de même en France ? Nos expériences nous font craindre qu’il en aille de même chez nous…