Et, au JO de ce matin, le « plan » renaquit de ses cendres…

Le Commissariat général du Plan de modernisation et d’équipement (CGP) a été créé le 3 janvier 1946. Le Général de Gaulle a présidé à cette fondation, et Jean Monnet en fut le penseur avant que d’en être le premier commissaire.
Trois quart de siècle plus tard, ou presque, voici qu’au JO de ce matin est institué un un haut-commissaire au plan (décret n° 2020-1101 du 1er septembre 2020 ; NOR: PRMX2023156D).

Ce haut commissaire (F. Bayrou donc) aura pour tâche « d’animer et de coordonner les travaux de planification et de réflexion prospective conduits pour le compte de l’Etat et d’éclairer les choix des pouvoirs publics au regard des enjeux démographiques, économiques, sociaux, environnementaux, sanitaires, technologiques et culturels. »

Nommé par décret en conseil des ministres, ce Haut Commissaire disposera du concours de France Stratégie, entre autres.
Ses frais de déplacement et de séjour du haut-commissaire ainsi que ceux de ses collaborateurs peuvent être remboursés dans les conditions prévues par la réglementation applicable aux personnels civils de l’Etat.

Le haut-commissaire au plan est rattaché, pour sa gestion administrative et financière (car sur le plan politique il sera proche de l’Elysée, ce fut des points âprement débattus ces derniers temps), au secrétariat général du Gouvernement. Les moyens de fonctionnement liés à sa mission, notamment les crédits de personnel, sont inscrits au budget du Premier ministre.

Voir le premier plan « Monnet » (généralement considéré comme un succès) :