Cafouillages sur les explications aux élèves et sur l’hommage, prévus lundi matin, à la suite de l’assassinat de M. S. Paty… et explications sur ces cafouillages

Dans de nombreux départements, voire au niveau national même, nombre d’élus locaux et d’acteurs du monde scolaire (i.e. de la « communauté éducative » pour parler la novlangue ministérielle), nous avons assisté hier à moult rétropédalages au sujet de explications aux élèves et de l’hommage, si importants, prévus lundi matin, à la suite de l’assassinat de M. S. Paty (voir ici)…

Nombre de nos clients s’en sont ouverts à nous hier. Notamment, la présence des représentants de l’Etat, des parlementaires, des parents d’élèves et des élus locaux a presque toujours été annulée, en dernière minute.

Nous tenons à signaler, ce qui n’a pas été fait dans tous les départements visiblement, les raisons de ce rétro-pédalage, que l’on soit ensuite d’accord ou non sur les mesures prises.

Les récents attentats ayant, sur notre territoire national comme à l’étranger, été accomplis avec une certaine coordination, et des renseignements intérieurs ayant été accumulés sur les risques lundi prochain… c’est par crainte d’attaques terroristes, ciblées et coordonnées, que ces mesures ont été prises.

Une école ou un collège ouvert, avec la présence d’adultes, c’est un risque plus grand d’intrusion d’un adulte terroriste.

Au niveau national, le message a été diffusé. Au niveau préfectoral… ça a varié selon les préfectures. Hélas.

D’où ce billet de blog pour répondre à nos clients ayant, hier soir et encore ce matin, exprimé leur émotion à ce sujet faute pour leurs préfectures respectives d’avoir toujours expliqué les motifs de cette décision.

Reste à honorer cet enseignant, et tous nos enseignants et autres acteurs de notre communauté éducative, ainsi qu’à affirmer la cohésion de notre Nation et notre attachement à nos valeurs démocratiques et laïques dans le respect des diverses religions, et ce en dépit des attaques dont notre Pays est l’objet.
Cette ardente obligation, nul doute que les élus locaux trouveront d’autres manières de l’accomplir.