Les finances des communes et des départements : données statistiques

La DGCL vient de diffuser deux nouveaux Bulletins d’information statistique (BIS) qui, comme toujours s’agissant des BIS, sont de qualité.

Le premier est intitulé « Les finances des communes en 2020 » et voici un lien pour y accéder et la reproduction de son texte de présentation en forme de résumé :

  • https://www.cohesion-territoires.gouv.fr/sites/default/files/2021-08/BIS%20154%20communes%202020.pdf
  • La détérioration de la situation financière des communes en 2020, année de crise sanitaire, a été surtout ressentie par les plus grandes d’entre elles. Les petites communes ont en revanche accru leur épargne brute et réduit leur endettement. Elles ont bénéficié de contributions de l’Etat plus que les grandes communes, et leurs recettes liées aux produits de l’activité économique ont moins diminué que celles des grandes communes (redevances, ventes de biens ou de services). Le recul de l’investissement en 2020 est plus marqué parmi les petites communes que parmi les grandes. C’était l’inverse en 2014, année électorale du précédent cycle, où le recul de l’investissement avait surtout touché les plus grandes communes.

     

Et idem pour les départements, avec une étude intitulée  « Les finances des départements entre 2015 et 2021 » :

  • https://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/Accueil/DESL/2021/BIS/BIS_155_Finances%20Dept_2015-2021.pdf
  • « Après une amélioration entre 2015 et 2019, la situation financière des départements s’est dégradée en 2020 : les recettes de fonctionnement ont quasiment stagné en 2020 (- 0,4 %, mais + 0,6 % hors La Réunion, dont le financement du RSA a été repris par l’État), tandis que les dépenses de fonctionnement ont continué d’augmenter (+ 1,8 %, et + 3,1 % hors La Réunion). La baisse de l’épargne brute qui en a découlé (- 14,1 %), conjuguée au recul des recettes d’investissement (- 3,5 %), ont pesé sur les dépenses d’investissement, qui ralentissent (+ 1,0 %). La situation financière des départements est revenue en 2020 à son niveau de 2018. Selon les estimations tirées des budgets primitifs de 2021 votées en début d’année, les tendances observées en 2020 se prolongeraient en 2021 : nouvelle baisse de l’épargne brute, relance de l’investissement et augmentation de la dette. »