La rue Cambon se met aux TAAF

La Cour des comptes, parfois accusée d’être à l’Ouest, a mis le cap au Sud pour travailler sur les TAAF.

Comme le rappelle l’institution de la rue Cambon :

« Créé en 1955, le territoire des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf) assure l’administration des îles Australes, des bases françaises en Terre Adélie et des îles Éparses. Il assure le soutien logistique de ces bases isolées, contribue à la recherche scientifique et à la protection d’un environnement fragile. L’organisation administrative des Taaf doit être adaptée à la stratégie polaire à l’horizon 2030 de la France et ainsi pleinement contribuer à la préservation d’un patrimoine naturel exceptionnel. Leur statut qui n’a pas évolué depuis 2007 doit être modernisé pour s’adapter aux missions du territoire.

« La situation financière des Taaf, problématique en 2006, s’est depuis grandement améliorée grâce à l’augmentation des produits issus de la pêche. Les réserves financières ainsi accumulées rendent indispensable l’élaboration d’une stratégie financière de moyen terme pour assurer l’équilibre général du budget du territoire et ainsi contribuer à la préservation d’un patrimoine naturel exceptionnel. Les aires marines sont désormais mieux préservées et cette avancée doit être consolidée.»

N.B. : rappelons au passage que les TAAF sont un territoire administré depuis Saint-Pierre, à La Réunion.

Donc le pôle Sud français ne perd pas le Nord (bon là on est d’accord que j’ai filé la métaphore bien au delà du raisonnable ?). Mais force lui EST de prendre un nouveau cap.

En effet, poursuit la Cour :

« La stratégie polaire de la France à l’horizon 2030 suppose une modernisation du statut juridique du territoire, une programmation de l’entretien et du renouvellement de la flotte de navires (le Marion Dufresne II et l’Astrolabe), ainsi que la rénovation des bases antarctiques françaises qui nécessite une rationalisation du partage des tâches entre les Taaf avec l’Institut Paul Emile Victor, auquel est confiée leur gestion.»

La Cour formule au total douze recommandations, que voici :

 

Et voici ce rapport :

Et voilà des liens vers les deux réponses associées faites à ce rapport (on lit rarement les réponses… et on a bien tort. Cela corrige parfois des points et, souvent, pour qui sait lire le langage administrativo-politique national, cela indique la portée, et surtout les limites, des futures possibles réformes ; là j’en suggère singulièrement la lecture notamment — plus intéressant pour le juriste — s’agissant de la recommandation n°1) :