Chaque vendredi, un des 4 pôles du cabinet Landot & associés diffuse un petit « retour terrain » : une expérience vécue.
Nous ne diffusons pas des informations sur les dossiers les plus connus, les plus emblématiques :
• d’une part parce que le secret professionnel s’en trouverait violé,
• et d’autre part parce que le but de cette chronique est justement de montrer le travail quotidien, ordinaire mais passionnant, tel que nous le vivons avec nos clients, à la manière d’un petit « retour sur expérience ».
Aujourd’hui, un petit « retour de terrain » du pôle Transitions, Environnement, Intercommunalité (TEI).
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L’horloge tourne et l’échéance du 1er janvier 2026 pour les communautés de communes se rapproche. Une part de notre activité, après la vague des transferts aux communautés d’agglomération, consiste donc à accompagner les communautés pour les préparer à cette échéance. Nombre de missions se font dans le cadre de marchés assez poussés comprenant un large volet technique en sus du juridique et du financier. Ces missions s’étalent sur 1 à 2 années.
Mais il n’est pas rare de recourir aussi à des « missions flash ». Une des premières raisons est souvent liée à la difficulté qu’ont certains territoires simplement à trouver un groupement pouvant répondre alors que le carnet de bal de nos partenaires est déjà bien rempli. Une autre raison est aussi que finalement certains territoires ne nécessitent pas des études aussi poussées, car le territoire est déjà en partie structuré.
Il nous arrive ainsi de plus en plus à répondre directement à des sollicitations de clients sur des missions plus brèves avec ou sans des partenaires techniques et financiers (selon le niveau de connaissance que les communautés ont du territoire) pour faire un état des lieux, présenter le champ des possibles et la faisabilité de tels ou tels scénarios et bien entendu la mise en œuvre.
Loin d’être des missions aux rabais, elles permettent en réalité de faire beaucoup plus une étude sur mesure, se focalisant sur les seuls besoins spécifiques du territoire en définissant en amont avec le client le besoin. C’est une souplesse que ne permettent que les marchés de faible montant. Mais attention : c’est une souplesse qui n’est sans doute adaptée qu’à certains territoires.
La semaine dernière encore nous avons eu le plaisir, avec un partenaire financier, d’intervenir auprès d’une communauté de communes et avons pu, avec les élus, en l’espace d’une soirée faire un état des lieux institutionnel et financier, présenter les différents mécanismes et leurs incidences et esquisser d’ores et déjà différents scénarios et leur faisabilité. Au final, dans ce genre de « mission flash » on peut rentrer très vite dans le concret. Elles peuvent — selon les territoires — bénéficier aussi de soutiens financiers.
Souvent, ces missions peuvent permettre au territoire de finalement mieux définir au fil de l’eau sa commande publique, mieux la maîtriser et disposer de réponses bien plus rapidement. Ce format permet aussi de plus facilement à notre sens « désamorcer » le plus tôt possible les tensions que ces transferts génèrent.
Ainsi, ces missions rapides sont utiles parfois en parallèle de missions longues car il y a finalement plusieurs temporalités. S’il est nécessaire de prendre le temps de bien comprendre le service, faire un état des lieux technique, certains sujets doivent être abordés très vite. Une acculturation aux enjeux juridiques doit avoir lieu au plus tôt. Ainsi, les services et élus disposent alors de plus temps pour formaliser des accords et préparer une organisation intelligente (or préparer des syndicats, faire évoluer des périmètres, préparer une régie … tout cela ne se fait pas en quelques mois et difficilement en une seule année) : en cas d’approche fondée uniquement sur un rapport de force et dans l’urgence de 2025, tout le monde va perdre.
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