Face à l’armée verte et aux rigueurs des études d’impact, la ville de Paris perd la bataille de Stalingrad [suite et fin]

“Center of Stalingrad after liberation”. The center of the city of Stalingrad after liberation from the German occupation. The 1941-1945 Great Patriotic war. - RIA Novosti archive, image #602161 / Zelma / CC-BY-SA 3.0
Tel est pris qui croyait prendre les clôtures : la ville de Paris a perdu une bataille qu’elle avait conduit tambour battant, contre un ennemi redoutable : les clôtures du square May Picqueray (11ème arrondissement) et sur le permis d’aménager des trottoirs des quais de Jemmapes et de Valmy à Paris (10ème arrondissement), entre Bastille et Stalingrad, pour y accueillir notamment une vélorue (projet dit « des ramblas » de Paris).
Mais tout comme Hitler et Paulus avaient sous-estimé l’armée rouge et l’hiver blanc, la ville de Paris a trop négligé l’armée verte qu’est l’association France Nature Environnement Paris…
Elle a, surtout, mésestimé le fait que le juge allait :
  • rappeler l’obligation de réaliser des études d’impact solides
  • se rendre compte de l’ampleur de son mouvement de tenaille : sur le fondement de l’article L.122-2 du code de l’environnement, la juge des référés du Tribunal a en effet jugé que la décision de la maire de Paris du 9 février 2024 de non-opposition à ces travaux s’inscrivaient, en réalité, dans un projet plus global et unique de création d’une grande promenade de l’Est Parisien dénommée « Promenade Bastille-Stalingrad » s’étendant sur les 10ème et 11ème arrondissements de la ville de Paris, avec notamment la création d’une vélorue sur l’ensemble de la promenade.

 

Ce projet, qui  s’étend sur une superficie de plus de 10 hectares (ah l’immensité soviétique !), constitutif d’une opération d’aménagement, aurait donc dû, selon la juge des référés, faire l’objet d’une évaluation environnementale, en application des dispositions du code de l’environnement (rubrique 39 b) de l’annexe à l’article R. 122-2 du code de l’environnement, ce qui n’a pas été le cas.

Par conséquent, constatant cette absence d’étude impact, la juge des référés du TA de Paris a, en mai 2024, suspendu l’exécution de deux décisions concernées en estimant, par ailleurs, que la ville de Paris ne pouvait utilement invoquer de motif d’intérêt général pour s’y opposer.

Source :

 

Mais le grand QG parisien espérait en sa contre-offensive, en direction du Palais Royal. Hélas pour la ville, cette armée de secours en cassation s’est cassée les dents :

Sources : voir ici et

Restent des espaces et des barrières détruits illégalement. Rendant à Stalingrad un petit parfum originel, version 1943. Grande époque.

“Center of Stalingrad after liberation”. The center of the city of Stalingrad after liberation from the German occupation. The 1941-1945 Great Patriotic war. – RIA Novosti archive, image #602161 / Zelma / CC-BY-SA 3.0

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