Chaque vendredi, un des 4 pôles du cabinet Landot & associés diffuse un petit « retour terrain » : une expérience vécue.
Nous ne diffusons pas des informations sur les dossiers les plus connus, les plus emblématiques :
• d’une part parce que le secret professionnel s’en trouverait violé,
• et d’autre part parce que le but de cette chronique est justement de montrer le travail quotidien, ordinaire mais passionnant, tel que nous le vivons avec nos clients, à la manière d’un petit « retour sur expérience ».
Aujourd’hui, un petit « retour de terrain », fait non pas par un pôle du cabinet, mais par Eric Landot.
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Depuis la création du cabinet, il y plus de 25 ans, nous avons eu le plaisir de travailler pour de très, très nombreuses structures en matière d’eau et d’assainissement.
Mais dans ce cadre, se trouvent des cas particuliers : ce sont les syndicats qui se trouvent à une échelle au moins départementale et qui ont voulu bâtir une gouvernance originale, au moins sur mesure. Ou des département qui ont porté, ou portent, de tels projets.
Selon la manière de compter, nous avons eu 7 ou 18 de ces missions à accomplir avec, parfois, des clients que nous accompagnons depuis 23 ans.
Sur plusieurs centaines de missions accomplies par notre cabinet en matière de structures locales d’eau et d’assainissement, c’est peu. Mais dans ma vie, ces 7 à 18 missions revêtent une grande importance.
Pourquoi vous parler de ces syndicats ? Ou de ces départements ou communautés (car parfois nous avons porté cela à l’échelle de très grandes communautés) ? Parce que c’est passionnant. Parce qu’est entièrement du sur-mesure.
Rencontrer les élus. Les cadres. A quelle échelle organiser les services ? A quel niveau mettre en place des astreintes ? Comment faire pour que les élus locaux de terrain restent les décideurs du quotidien zone par zone ?
Pour ce qui doit être plus centralisé, que faire au niveau du centre technique, du syndicat ?
Comment sécuriser que ce qui sera bâti sera conforme aux engagements pris, dans la durée ? Comment pérenniser tel ou tel financement (notamment départemental) ? Le système est-il adapté à un fonctionnement en régie ? Ou en DSP voire en marchés publics ?
Parfois, la solution sera un syndicat mixte à deux échelons, voire à trois. Voire un emboîtement de syndicats avec quelques garanties juridiques. Et pourquoi pas, pour certains montages, une SPL ou une SEMOP ?
Les débats peuvent être vifs en ces domaines. Mais il n’est aucun antagonisme qui ne puisse, avec un accompagnement par étapes, où chacun voit ses demandes ou ses inquiétudes prises en compte, être dépassé.
Ensuite, il y a la réalisation, et la vie de la structure. Avec l’importance de croître par étapes pour éviter la surchauffe. Avec un besoin d’ajustements en termes de RH, de finances, de facturation, de services techniques. L’art managérial, à ce stade, s’avère déterminant. Le juriste, à ce stade, peut tout au plus en rappeler l’importance et d’aider à en permettre l’accomplissement.
Certaines structures — la plupart — ont décollé et sont aujourd’hui des exemples reconnus au niveau national.
D’autres sont restées modestes, mais presque toujours parce que le choix local a été de construire une solution légère et souple, ce qui était sans doute légitime et, de toute manière, démocratiquement, doit être considérée comme telle.
En tous cas, ces succès sont, avant tout, celui des élus et des cadres de ces territoires et je suis fier pour eux et leurs territoires.
Quand je vois certaines de ces structures être plébiscitées par leurs territoires et réussir à relever les défis, énormes, des cycles de l’eau en ce XXIe siècle… j’avoue aussi, in petto, ressentir du plaisir à avoir aidé à cela.
J’ai 58 ans. Il y a 20 ans, de telles fiertés, peut-être déplacées, m’aidaient à avoir confiance en moi-même. Aujourd’hui, elles me permettent de regarder en arrière et de regarder ce qui a été accompli avec satisfaction, avec une forme de sérénité sur l’utilité de tout ce temps passé.
Aujourd’hui, d’autres projets émergent.
Dans des départements ou des régions où les défis de l’eau s’avèrent encore plus complexes qu’il y a dix ou vingt ans. Ici ou là, avec notre cabinet assez souvent, diverses solutions sont sur le point d’être bâties, en s’inspirant parfois des succès et des échecs des autres territoires, mais presque toujours avec des démarches novatrices, réellement sur-mesure.
Et c’est ainsi que la décentralisation réussit : par des solutions bâties sur mesure, par les élus et les cadres territoriaux, en fonction des choix du territoire. Ne serait-ce qu’en termes d’appropriation et de libération des énergies, cela fonctionne toujours mieux, que les réformes, même les meilleures, imposées d’en haut, nationalement et uniformément, à toute la diversité de notre vieux pays.
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