Tendances et perspectives du dispositif national de surveillance de la qualité de l’air

A l’occasion de la publication du rapport LCSQA (Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air) « Analyses de tendances en matière de qualité de l’air » et dans le cadre de la Journée nationale de la qualité de l’air du 20 septembre 2017, Thomas Grenon, Président du LCSQA, et Guy Bergé, Président de la Fédération ATMO France, accompagnés d’experts du dispositif, ont présenté les derniers résultats disponibles, ainsi que les travaux prospectifs et de validation en cours sur les micro-capteurs et les objets connectés.

 

Voir aussi :

 

 


 

NB : ce qui suit reprend très largement le communiqué de presse du LCSQA. 

 

Les études les plus récentes montrent ces dernières années une amélioration sensible de la qualité de l’air en France et en Europe. Cependant, des dépassements des normes européennes relatives aux particules fines et aux oxydes d’azote sont encore observés dans plusieurs régions françaises. Dans ce contexte, Nicolas Hulot, Ministre d’État, Ministre de la transition écologique et solidaire, se fixe comme objectif d’élaborer d’ici mars 2018 des feuilles de route opérationnelles pour les zones concernées permettant de respecter les directives européennes.

 

 

Depuis plus de 30 ans, ce dispositif porté par le Ministère chargé de l’environnement et composé du Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) et des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) fédérées par ATMO France, assure la surveillance de la qualité de l’air sur le territoire national en déployant les meilleures techniques de mesure et de modélisation disponibles, capables de garantir la production des données de référence.

Eva Leoz-Garziandia, Directrice du LCSQA et Frédéric Bouvier, Directeur d’Airparif (photo ci-contre) ont présenté les travaux du dispositif national de surveillance à la presse au travers de deux sujets choisis pour l’occasion : les tendances de la qualité de l’air et la surveillance de demain par les micro-capteurs. Ils ont ainsi mis en valeur les synergies entre le LCSQA et les AASQA, et de manière plus globale, la force du dispositif national de surveillance de la qualité de l’air.

C’est ainsi grâce à la qualité des données produites par les AASQA que leur comparaison en tout point du territoire national et en Europe est possible. Les travaux du LCSQA mettent en avant les tendances observées ces 20 dernières années pour plusieurs polluants. Ces tendances ont pu être calculées au moyen d’outils innovants associés à des données respectant des exigences réglementaires strictes.

Dans une démarche prospective, les acteurs du dispositif national travaillent de manière proactive sur les nouvelles évolutions technologiques qui proposent une réponse aux attentes des citoyens pour mesurer finement leur exposition individuelle à la pollution de l’air et mieux s’en protéger. Si ces progrès technologiques se proposent de compléter le maillage territorial du dispositif de surveillance, ils soulèvent aussi des questions opérationnelles sur leurs conditions d’utilisation et de maintenance en lien avec des enjeux de qualité et de fiabilité, mais aussi d’articulation avec d’autres outils, entre autres la modélisation haute résolution.

 

De nombreuses questions sont venues enrichir cette conférence de presse.

 

Télécharger le rapport d’étude Analyse de tendances en matière de qualité de l’air

Télécharger la note de synthèse Analyses de tendances en matière de qualité de l’air

 

(photos : conférence de presse LCSQA/ATMO France, 19 sept 2017, LNE)

 

 

 

A propos du LCSQA

Créé en 1991, le LCSQA est un Groupement d’Intérêt Scientifique qui regroupe trois partenaires : l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS), le Laboratoire National de métrologie et d’Essais (LNE) et l’Ecole Nationale Supérieure Mines-Telecom Lille Douai (IMT Lille Douai).
Il est le laboratoire National de référence dans le domaine de la surveillance de la qualité de l’air ambiant, au service du ministère en charge de l’environnement et des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA). Il apporte au ministère et à l’ensemble du dispositif de surveillance, l’expertise sur les aspects stratégiques, techniques et scientifiques, dans la définition et la mise en œuvre de la politique de surveillance de la qualité de l’air.
Il est aujourd’hui l’organisme national de référence requis par les directives européennes. Il est par ailleurs chargé, depuis 2011, de la coordination technique de la surveillance de la qualité de l’air en France.

A propos de la Fédération ATMO France

ATMO France est la fédération du réseau national des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) réparties sur l’ensemble du territoire (une par région).
Elle anime le réseau des AASQA en assurant la coordination, la mutualisation et la valorisation de leurs travaux et le représente dans les instances nationales et européennes en participant aux débats pour l’amélioration de la qualité de l’air et de l’atmosphère.
À travers ses actions, ATMO France poursuit un objectif d’intérêt général, celui de contribuer, aux côtés des autres acteurs nationaux, à doter la France d’un dispositif efficace qui assure tant la surveillance de la qualité de l’air que l’accompagnement et le suivi des actions visant à l’améliorer. Le réseau met son expertise à disposition de tous les acteurs concernés.

A propos Éric Landot

Avocat fondateur du cabinet Landot & associés, partenaire juridique de la vie publique.