Panneaux de signalisation rivetés : une expérimentation qui se durcit sans s’étendre. Dommage à l’heure du passage aux 80 Km/h…

Il y a un peu plus d’un an, le présent blog signalait une expérimentation permettant de changer la face des panneaux de signalisation par de simples rivets (puisque la durée de vie des faces des panneaux s’avère en réalité plus courte que la durée de vie légale des ossatures métalliques, autant pouvoir remplacer juste la partie indicative et colorée de ce panneau ; c’est moins cher — un panneau remplacé coute presque deux fois plus cher que le « ressurfaçage » — et plus écologique).

Las, nombre de praticiens ont regretté les limites, notamment géographiques (Gironde), de cette expérimentation. Voir :

 

Las (bis repetita), un nouvel arrêté est sorti au JO du 14. Cet Arrêté du 3 avril 2018 modifiant l’arrêté du 27 février 2017 autorisant l’emploi à titre expérimental de faces avant rivetables pour réparer des panneaux existants de signalisation routière permanente (NOR : TRET1809200A ).

Voici ce texte :

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Cet arrêté vise à renforcer les contrôles (CEREMA) en ce domaine, ce qui n’est pas contestable en soi (et, même, cela sécurise les collectivités publiques). Mais sans étendre l’aire géographique de cette expérimentation… à l’heure où les collectivités vont se ruiner à passer des panneaux 90 à des panneaux 80 Km/h…. c’est fort regrettable. A moins que le Ministère de la transition écologique et solidaire ne se réveille et ne réalise qu’il est plus écologique de ne changer qu’une façade ? A moins que les services du Premier Ministre ne réalisent qu’il y a là de quoi adoucir la plaie ouverte des récriminations des collectivités territoriales ? 

A suivre…