Décrochage de portrait : état de nécessité (Tbl. corr. Lyon) ou simple vol en réunion (Tbl. corr. Paris) ?

La mode est au décrochage de portraits du Président de la République, pour faire le buzz en même temps qu’on fait une infraction. Pour s’en prendre aussi à la France, dont les efforts sont certes insuffisants (voir ici) mais n’oublions pas que la France est dans les moins mal classées du monde tout de même sur de nombreux objectifs du développement durable (voir ici).

Faire une infraction sans lien avec l’objet que l’on défend n’est pas l’acte écologique le plus naturel, mais il s’est trouvé un juge, à Lyon, pour détourner la notion d’état de nécessité, en quelque sorte, au point d’absoudre de tels comportements. Voir :

 

Le Tribunal correctionnel de Paris a été plus strict en condamnant hier 8 décrocheurs de portraits d’E. Macron à une amende de 500 € chacun pour vol en réunion (nous n’avons pas ce jugement).  L’état de nécessité a été rejeté par le tribunal, faute de danger actuel et imminent.

En réalité, le danger est actuel est imminent selon nous, mais c’est l’absence de lien entre la cause (le danger) et l’acte accompli qui nous semble écarter cette ligne de défense s’il nous est permis d’émettre un avis personnel.

A suivre, dans les prétoires et, surtout, dans les médias…