Cabinets ministériels : après le rabot, le rabiot

Mise à jour au 6/9/20
Le décret n° 2017-1063 du 18 mai 2017 prévoyait initialement un plafonnement des cabinets ministériels comme suit :
  • 10 membres pour le cabinet d’un ministre
  •  8 pour celui d’un ministre délégué
  • 5 pour celui d’un secrétaire d’Etat

 

Puis vint le décret n° 2019-1013 du 2 octobre 2019, permettant un conseiller de plus à la condition qu’il s’agisse d’un conseiller en charge du suivi des réformes. Voir :

 

Puis l’heure n’est plus aux coups de rabot, mais au rab’, au rabiot.

Voici le décret n° 2020-862 du 11 juillet 2020 modifiant le décret n° 2017-1063 du 18 mai 2017 relatif aux cabinets ministériels (NOR: PREX2017434D) avec une forte augmentation du nombre de conseillers de cabinet :

  • 15 membres pour le cabinet d’un ministre
  • 13 pour celui d’un ministre délégué
  •  8 pour celui d’un secrétaire d’Etat

(avec disparition du conseiller « en rab » du décret de 2019).

 

Est-ce un mal ? Pour tous ceux qui critiquent à tout va, par principe, les élus et l’administration par principe, oui. Comme toujours.
Mais en fait non, ce n’est pas un mal, car un cabinet qui fonctionne bien, qui n’est pas en thrombose, est un gage d’efficacité si… si du moins le cabinet ne se met pas en mode bloquant avec l’administration active ministérielle, ce qui arrive parfois.
Cela dit, c’est l’enterrement d’un projet de début de mandat où d’autres configurations avaient été imaginées (cabinets resserrés compensés par une gestion différente des personnes à la tête des grandes directions de l’Etat).