Quel avenir pour la Métropole du Grand Paris après 2017 ?

A peine élue Présidente de la Région capitale, V. Pécresse n’y est pas allée de main-morte pour attaquer la Métropole du Grand Paris (MGP) et ses Etablissements publics territoriaux (EPT), lesquels doivent voir le jour au premier janvier prochain.

Sa philippique est sans nuance puisqu’elle voit dans ces naissances un « contresens historique et une aberration administrative et économique ». Et la nouvelle Présidente et ancienne Ministre de s’interroger sur l’intérêt de créer « une cinquième strate au millefeuille territorial ».

Cette attaque peut surprendre car Valérie Pécresse candidate avait été fort peu bavarde à ce sujet durant la campagne. Mais elle n’aura pas tardé à reprendre le discours plus ou moins explicite de la Région, laquelle craint presque autant que les départements de petite couronne la concurrence de la MGP.

De fait, avec son régime lourd et bigarré, la MGP et les EPT n’ont pas besoin d’ennemis supplémentaires : les lois successives qui leur ont brossé un cadre légal fort complexe et financièrement boîteux sont déjà le principal adversaire de ce grand monstre…

Mais ceci n’est que l’écume des choses.

Si l’opposition l’emporte en 2017, nombre d’acteurs pensent que l’on pourrait glisser vers le remplacement de la MGP par un bon gros syndicat mixte… avec transformation des actuels EPT en communautés d’agglomérations ou en communautés urbaines.

Il est étrange que nul ne pense à faire une vraie MGP sans EPT avec une fusion de cette structure avec les départements concernés… voire avec la région. On ferait une grande structure, certes. Qui se doterait de services déconcentrés. Mais qui enfin gèrerait les choses à l’échelle de la vie des habitants sans multiplier les strates comme à ce jour ni sans faire une usine à gaz comme celle bâtie par les lois du 27 janvier 2014 et du 7 août 2015.

En tous cas, rarement naissance, telle que celle de la MGP et des EPT dans 13 jours… aura été si peu célébrée.