Ours dans les Pyrénées : à chacun son coup de griffe, jusqu’au 8 mars 2017

Jusqu’au 8 mars 2017, une consultation publique est ouverte sur le volet Ours brun de la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité.

http://www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr/consultation-sur-le-volet-ours-brun-de-la-a23113.html

Les objectifs semblent ambitieux… vus de loin :

  • la consolidation de la population d’ours sur l’ensemble des Pyrénées, la poursuite de l’acquisition de connaissances pour améliorer encore les mesures de cohabitation ; une logique de gestion de leur dynamique de population au sein d’une gestion globale de la biodiversité ;
  • le soutien au maintien et développement des activités humaines en présence de l’ours
  • la valorisation de la présence de l’ours en mettant notamment en place des mesures partagées de compatibilité de la présence de l’ours avec les activités humaines ;
  • le renforcement de la dimension patrimoniale de l’ours : l’ours, espèce protégée parmi d’autres, symbolisant la richesse de la biodiversité pyrénéenne considérée plus comme porteuse d’avenir qu’uniquement comme patrimoine à conserver ;
  • la poursuite du travail de sensibilisation/information à destination du grand public sur la biologie de l’animal et les attitudes à observer en montagne pour le respecter ;
  • la consolidation du réseau de coopération et de suivi, et la participation au réseau transfrontalier afin de rassembler l’expertise et les moyens disponibles et de mutualiser les connaissances.

Mais dans ce sujet, c’est omettre que le niveau de polémique, dans les Pyrénées, à propos des plantigrades, s’avère moindre que pour le loup dans le massif alpin.

Ce plan est exempt de toute réintroduction nouvelle en l’état de populations pourtant faibles (27 spécimens, très disséminés, en France, avec de forts risques de non reproduction ou de consanguinité)… alors que cette réintroduction est soutenue par la Région, par de nombreuses associations et par l’initiative pour l’ours en Béarn, réunissant des élus et des bergers (pas tous, loin de là, mais encore une fois le sujet est moins polémique et sensible que son pendant alpin).

Avec un peu de provocation, la CAP-Ours finit par prétendre que la seule personne qu’il reste à convaincre serait la Ministre elle-même… Sur ce sujet, il est vrai que cette dernière avance à pas de loup.

http://www.paysdelours.com/fr/adet/partenaires-adet/cap-ours.html

Mais ne vendons pas la peau de la Ministre avant la fin du mandat !