Punaises des lits : le ministère se réveille

En matière de punaises des lits, le Ministère fait mine de se réveiller ou à tout le moins se pique-t-il, enfin, de le faire.

Il s’agirait notamment d’adopter des moyens d’action comme ce fut fait pour l’allergène ennemi public numéro 1 qu’est l’ambroisie (voir ici et ).

Voir en ce sens la réponse ministérielle à la QE n° 11160 de M. Rachel Mazuirpubliée dans le JO Sénat du 22/08/2019 – page 4334 :

« Les punaises de lit comptent parmi les plus anciens parasites ubiquitaires de l’homme. Ces dernières années, les infestations de maisons et d’hôtels augmentent, les voyages internationaux et l’apparition des résistances aux insecticides contribuant probablement à la propagation des infestations. Les manifestations cutanées liées aux piqûres peuvent constituer une réelle gêne pour les personnes atteintes. Il apparaît, en l’état des connaissances actuelles, que les piqûres de punaises de lit ne présentent pas de risque de transmission vectorielle d’agents infectieux. En cas d’infestation d’un logement, il est nécessaire de procéder, le plus précocement possible, à des mesures strictes pour limiter leur prolifération jusqu’à élimination. La lutte mécanique est primordiale dans un premier temps pour diminuer la population de punaises en évitant de les disperser. La lutte chimique par l’application de produits insecticides par des personnes inexpérimentées doit être limitée en raison des risques liés à l’exposition à ces produits. En cas de persistance de l’infestation, le recours à un spécialiste de la lutte antiparasitaire ou aux services communaux d’hygiène est conseillé. La prévention de l’infestation par les punaises de lits nécessite notamment une vigilance lors de séjour dans des hôtels et autres lieux d’hébergements et l’inspection minutieuse des meubles achetés d’occasion avant leur installation au domicile. Depuis plusieurs années, le ministère des solidarités et de la santé met à disposition du public ces éléments d’information et de sensibilisation sur une page internet dédiée. Les agences régionales de santé ont aussi été sensibilisées à la question. Par ailleurs, la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a créé un nouveau chapitre dans le code de la santé publique relatif à la lutte contre les espèces végétales et animales nuisibles à la santé humaine afin de pouvoir organiser à l’échelle du territoire national la lutte contre de telles espèces. Un premier texte d’application, le décret n° 2017-645 du 26 avril 2017 concerne trois espèces d’ambroisie et définit les mesures de prévention et de lutte à mettre en oeuvre contre ces trois espèces. Il pourrait être complété par la suite afin de viser d’autres espèces végétales ou des espèces animales, telles que les punaises de lit, sous réserve de disposer d’expertises sanitaires rapportant le caractère prolifique de ces espèces et leur impact au plan de la santé publique. À cette fin le ministère des solidarités et de la santé a diligenté une étude épidémiologique pour évaluer la fréquence et les motifs des recours aux soins médicaux en cas d’infestation par des punaises de lit.»

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Crédits photographiques : image libre de droits de  CDC/ Harvard University, Dr. Gary Alpert; Dr. Harold Harlan; Richard Pollack. Photo Credit: Piotr Naskrecki — http://phil.cdc.gov/phil/details.asp?pid=9822
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