Sécurité intérieure : quel ancrage territorial ?

De la montée de la conflictualité sociale à la lutte contre la délinquance, en passant par la prévention de la radicalisation et la lutte contre l’islamisme, nos forces de sécurité sont aujourd’hui fortement sollicitées. Parallèlement, les attentes de la société, à l’égard des forces de l’ordre, n’ont jamais été aussi grandes.

L’actualité récente, française ou mondiale, fait craindre le spectre d’une fragmentation de la société et d’un affaiblissement des institutions de l’État régalien.

La délégation sénatoriale aux collectivités territoriales (avec rapporteurs : Corinne FÉRET et Rémy POINTEREAU) a souhaité s’emparer de ce sujet, sous l’angle des territoires, avec un rapport intermédiaire, en forme de point d’étape.

Il en ressort que

  • « la coproduction de la sécurité doit aussi associer les citoyens et les élus locaux […] le rapport définitif tentera de dégager quelques pistes de réflexion pour passer de la simple information des élus à une participation réelle aux décisions [..] »
  • « le renforcement du maillon judiciaire conditionne l’ancrage territorial de la sécurité, car sans justice pénale ni sanction, le maillon policier devient inopérant. L’efficacité globale dépend donc de cette autre extrémité de la chaîne pénale. Sur ce point, des recommandations pourront également être formulées dans le cadre du rapport définitif, avec pour point de mire d’encourager un travail partenarial renforcé entre les élus et l’institution judiciaire. »
    (sur ce point il nous sera permis d’être plus dubitatif en raison des réalités du fonctionnement judiciaire…)

A suivre.. mais en attendant à lire ici :