Un arrêté ministériel donne son feu vert sur l’hydrogène dans les transports

Les constructeurs de véhicules s’orientent vers différentes pistes pour réaliser le véhicule d’avenir : systèmes hybrides, 100% électriques, etc. Si les médias de masse évoquent moins souvent les véhicules à hydrogène, ces derniers pourraient pourtant représenter une part importante du marché demain.

Nous ne rentrerons pas dans les détails de ce type de carburant et de motorisation (signalons juste qu’à ce jour les avantages sont le temps de recharge de quelques minutes, une meilleure autonomie en général pour l’hydrogène … mais nous sommes sur un terrain où les technologies évoluent très vite aussi du côté électrique).

Mais, relevons que d’ores et déjà des flottes de véhicules de transport public circuleront à l’hydrogène  (Pau par exemple adopté cette technologie en septembre 2017). D’autres services publics auront également recours à des véhicules utilisant ces énergies et devront nécessairement organiser le ravitaillement de leur flotte (pensons par exemple au véhicules de collecte des déchets).

Par un arrêté du 8 décembre dernier, le Ministère a donc fixé les règles relatives à ces opérations en posant les règles :

  • encadrant les propriétés qualitative du mélange gazeux « hydrogène » employé, commercialisé, distribué (puisqu’en réalité le mélange employé ne sera pas de l’hydrogène à l’état pur même s’il devra comporter à 99,97% de l’hydrogène) ;
  •  les conditions de commercialisation ;
  • les règles et normes relatives aux points de ravitaillement (qui peuvent donc concerner les collectivités se dotant de leur propre point de ravitaillement de leur flotte) ;
  • les règles d’interopérabilité entre les équipements et connecteurs de véhicules.

Source : Arrêté du 8 décembre 2017 relatif aux caractéristiques de l’hydrogène en tant que source d’énergie pour le transport

Image : image « wikimedia » d’un autobus avec un moteur à combustion interne fonctionnant à l’hydrogène (à Berlin) : voir ici sur le site de WIKIPEDIA.