Un intéressant jugement validant un refus de protection fonctionnelle pour un élu condamné au pénal

Grâces soient rendues à l’Observatoire de la SMACL qui a trouvé un nouveau jugement de refus de la protection fonctionnelle d’un ancien maire condamné pour prise illégale d’intérêts et harcèlement moral (à l’encontre de l’ancienne secrétaire de mairie).

Voici ce jugement :

Et voici une analyse complète de celui-ci faite par ledit Observatoire :

 

NB : cette décision peut être considérée comme confirmative pour la prise illégale d’intérêts et comme relative novatrice pour le harcèlement moral. Mais attention cette décision est à appréhender en se souvenant que la décision de refus d’accorder la protection fonctionnelle, de la mairie, et qui se trouve ici validée par le juge, a été faite APRES condamnation de l’élu et non au stade de l’enquête préliminaire ou de la mise en examen. Au stade antérieurs à toute condamnation, pour la prise illégale d’intérêts ou le favoritisme, on a des décisions estimant que sauf exception la protection fonctionnelle doit être refusée (Cass. crim., 8 mars 2023, 22-82.229 et Cass., Crim., 22 février 2012, n° 11-81476) à peine de risquer de commettre une infraction pénale. Mais à notre connaissance, ce saut n’a pas été franchi pour le harcèlement moral (mais en revanche en cas de harcèlement moral dans le cadre municipal il peut y avoir in fine faute personnelle détachable : voir par exemple CAA de Bordeaux, 18/03/2019, req. 16BX03742 ; voir ici pour un article et pour  une vidéo à ce sujet).

Voir aussi l’arrêt du Conseil d’Etat n° 308160 du 23 décembre 2009 et Cour de cassation, civile, Chambre civile 1, 25 janvier 2017, 15-10.852, Publié au bulletin.

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